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Eloge de la vulnérabilité pour un leadership authentique et inspirant

En quête du leadership du 21ème siècle

« La chose la plus difficile pour un leader est de montrer sa vulnérabilité… Quand le leader montre sa vulnérabilité et sa sensibilité, et qu’il fédère ses collaborateurs, l’équipe gagne. »

Howard Shultz, CEO de Starbucks.

La vulnérabilité : faiblesse ou force ?

La définition de la vulnérabilité éclaire sans détour sur les raisons pour lesquelles, de prime abord, un dirigeant préfère cacher sa vulnérabilité plutôt que de la laisser entrevoir. Etre vulnérable, c’est « être exposé à recevoir des blessures, des coups, être exposé aux atteintes d’une maladie, ou encore, par ses insuffisances, ses imperfections, donner prise à des attaques » (Larousse). On comprend que les leaders cherchent naturellement à fuir cette exposition, susceptible de les mettre en position de faiblesse.

Pourtant, si on observe les leaders authentiques, on trouve – entre autres – un trait commun : ils se soumettent à la critique, reconnaissent leurs erreurs, expriment leurs émotions, dévoilent une part de leur intimité en partageant non seulement leurs valeurs profondes, mais aussi leurs doutes, leur peurs et leurs joies.

Montrer ses émotions, affirmer ne pas tout savoir, reconnaître ses imperfections : ces attitudes sont encore largement considérées comme inappropriées pour un leader, censé afficher une image sans faille.

Cette posture d’invulnérabilité est héritée de générations d’un pouvoir largement basé sur l’obéissance à la hiérarchie : le « chef » doit être parfait, avoir réponse à tout, être visionnaire ou encore charismatique. La croyance est fortement installée : montrer sa faiblesse, c’est perdre la confiance d’autrui, son autorité et donc son pouvoir.

Depuis des générations, l’entreprise se prête ainsi à ce jeu de cache-cache : les expressions de nos émotions (joie, colère, tristesse…) n’y sont pas les bienvenues en général, nous invitant à nous abriter souvent derrière un masque ou une carapace.

Le costume/cravate (le tailleur pour les femmes) a longtemps représenté l’armure symbolique derrière laquelle on espérait se protéger et dissimuler ses sentiments. Oui mais voilà : le costume se fait rare et la cravate tend à disparaître…

Car, posez-vous la question pour vous-même : dans un monde incertain et en pleine mutation, seriez-vous aujourd’hui prêt(e) à faire confiance à quelqu’un qui ne montre jamais ni doute, ni état d’âme, ni imperfection ? Auriez-vous envie de suivre un tel leader ?

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